KOLLWITZ 2017 | 150e Anniversaire

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13 JUIN – 17 SEPTEMBRE 2017

GUSTAV SEITZ : UN MONUMENT À KÄTHE KOLLWITZ

Pour le 150e anniversaire de Käthe Kollwitz, le musée Käthe Kollwitz de Cologne veut attirer l’attention sur le monument le plus significatif dédié à cette artiste : le mémorial de Kollwitz, érigée par Gustav Seitz en 1961 sur la Kollwitz-Platz dans le quartier Prenzlauer Berg à Berlin. Accompagné de portraits et d’autoportraits de l’artiste allemande la plus importante du 20e siècle, le musée propose de suivre le captivant processus de création du monument à travers des dessins, des maquettes et des photographies de l’atelier.

Le monument plus grand que nature montre Kollwitz comme une femme âgée, méditative, assise, un carton à dessins à son côté et un fusain dans sa main posée sur ses genoux. Seitz a travaillé sur cette sculpture de 1956 à 1960 d’après le dernier autoportrait lithographique de Käthe Kollwitz réalisé en 1938. Le sculpteur y cite l’artiste, il porte le style développé par elle vers une forme unique et nouvelle. Seitz a créé une effigie fidèle à son sujet : un monument qui aspire à l’universalité, qui renonce aux représentations formelles et officielles — sans prétendre à une idéalisation ni à une glorification.

Son monument est sans aucun doute l’une des œuvres majeures du sculpteur, son point culminant et un tournant dans la vie et l’œuvre de Gustav Seitz. Étudiant, il avait rencontré Käthe Kollwitz dans sa qualité de professeur – elle a revêtu, pour sa conception de l’art et la question de l’image humaine à son époque, une grande importance à la fois comme personne et comme représentante de l’art moderne.

Cette exposition montée en collaboration avec la fondation Gustav Seitz de Hambourg retrace le passionnant développement de cette création sculpturale : des premières esquisses, aux dessins techniques et aux modèles en plâtres jusqu’aux différentes versions coulées en bronze. Des photos historiques de l’atelier de l’artiste donnent un aperçu supplémentaire de son travail.

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PORTRAITS ET AUTOPORTRAITS DE LA COLLECTION KOLLWITZ DE COLOGNE

Pour accompagner l’exposition exceptionnelle et à l’occasion du 150e anniversaire de l’artiste le 8 juillet, la collection permanente du musée met à nouveau en avant les portraits et autoportraits dans son accrochage – depuis les premiers autoportraits à la plume et à l’encre de Chine jusqu’à la dernière lithographie qui servit de modèle pour le monument.

Les plus de 60 œuvres de la collection Kollwitz de Cologne représentent le témoignage impressionnant d’une recherche personnelle permanente et intense. « Je veux être vraie, authentique et sans préjugé », fidèle à ce principe énoncé par elle-même, Kollwitz a développé son portrait et ses autoportraits cachés dans un style reconnaissable entre tous, à la fois autocritique et sans concession.

Plusieurs autres artistes – dont le sculpteur Ernst Barlach, le dessinateur de presse Emil Stumpp ou les peintres et graveurs Hedwig Weiß et Max Uhlig – ont, au travers de la physionomie expressive de Käthe Kollwitz, rendu hommage à cette grande humaniste dans leurs propres œuvres.

L’exposition présente également un point de vue photographique sur Kollwitz avec des prises de vue notamment de Philipp Kester, Hugo Erfurth, Robert Senneke, E.O. Hoppé, Lotte Jacobi et Tita Binz. Des publications et des archives historiques aussi bien que contemporaines fournissent des informations sur la façon dont fut reçue l’œuvre de Kollwitz, des extraits de lettres et de journaux intimes viennent compléter l’exposition.

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KOLLWITZ 2017 | 150. GEBURTSTAG

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13. Juni – 17. September 2017

Gustav Seitz – Ein Denkmal für Käthe Kollwitz

Rund um den 8. Juli 2017, den 150. Geburtstag von Käthe Kollwitz, verwandelt sich das Forum des Käthe Kollwitz Museum Köln in eine Künstlerwerkstatt – in das Atelier des Berliner Bildhauers Gustav Seitz (1906–1969).

Sein wohl bekanntestes Werk, das überlebensgroße Denkmal für Käthe Kollwitz auf dem Berliner Kollwitzplatz am Prenzlauer Berg, zeigt die Künstlerin in hohem Alter, sitzend, mit großer Zeichen-mappe an ihrer Seite und einem Kohlestift in der Hand.
1961 wurde es als Denkmal und Mahnmal zugleich der Öffentlichkeit übergeben.

Seitz entwickelt die Plastik von 1956–60 nach dem letzten lithographischen Selbstbildnis von Käthe Kollwitz aus dem Jahr 1938. Indem der Bildhauer die Künstlerin zitiert, bringt er den von ihr selbst vorgegebenen Typus zu einer neuen, einzigartigen Prägung. Seitz erschafft ein Bildnis ganz im Sinne der Portraitierten: ein Denkmal, das nach Allgemeingültigkeit strebt und auf offizielle Repräsentationsformen verzichtet – ohne Anspruch auf Romantisierung und Idealisierung.

Die Ausstellung in Zusammenarbeit mit der Gustav Seitz Stiftung, Hamburg, dokumentiert die spannende Entwicklung der Bildfindung: von ersten Skizzen über technische Zeichnungen und Gipsmodelle bis hin zu unterschiedlichen, in Bronze gegossenen Versionen. Historische Photographien aus dem Atelier des Künstlers geben zusätzliche Einblicke in sein Schaffen.  

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Käthe Kollwitz in Portraits und Selbstportraits

Begleitend zur Sonderausstellung stehen Kollwitz-Portraits und Selbstportraits der Künstlerin im Zentrum der Sammlungspräsentation – vom frühesten Selbstbildnis in Feder und Tusche bis hin zu jener letzten Lithographie, die Seitz als Vorbild für sein Denkmal diente.

Die mehr als 60 Werke aus der Kölner Kollwitz Sammlung sind eindrucksvolle Zeugnisse einer permanenten und intensiven Selbstbefragung. Getreu ihres Prinzips »Ich will wahr sein, echt und ungefärbt« entwickelt Kollwitz ihr Portrait in autonomen und verkappten Selbstbildnissen zu einem unverkennbaren Typus, selbstkritisch und in ungeschönten Zügen.

Auch weitere Künstler – Bildhauer wie Ernst Barlach, der Pressezeichner Emil Stumpp oder Maler und Graphiker wie Hedwig Weiß und Max Uhlig – haben die ausdrucksstarke Physiognomie von Käthe Kollwitz als Hommage an die große Menschenfreundin in eigenen Werken wiedergegeben.

Die Ausstellung zeigt darüber hinaus den photographischen Blick auf Kollwitz mit Aufnahmen u. a. von Philipp Kester, Hugo Erfurth, Robert Senneke, E.O. Hoppé, Lotte Jacobi und Tita Binz. Historische wie zeitgenössische Publikationen und Archivalien geben Auskunft über die Rezeptionsgeschichte des Kollwitz-Werkes, Zitate aus Briefen und den Tagebüchern ergänzen die Schau.

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L’Entretien (II)

Hannelore Fischer Direktiorin des Käthe Kollwitz Museum

Hannelore Fischer M.A. (c) Dörthe Boxberg

Entretien avec Madame Hannelore Fischer, Directrice du Musée Käthe Kollwitz de Cologne (Allemagne) depuis 1990, que nous remercions de bien vouloir répondre à quelques questions.

Le Käthe Kollwitz Museum Köln, premier musée entièrement consacré à l’artiste, a été inauguré le 22 avril 1985, quarante ans après sa mort le 22 avril 1945.
Le musée de Cologne doit son existence à l’initiative de la Caisse Régionale d’Épargne/Kreissparkasse (dont le siège abrite le musée) qui se porta acquéreur, en 1983, de 60 dessins de l’artiste pour qu’ils ne soient pas disséminés.

Nous conseillons vivement la consultation du site Internet du Musée Käthe Kollwitz Köln qui offre de nombreuses ressources et informations en français sur l’artiste, en particulier, une biographie et une échelle chronologique très faciles à consulter.

De nombreux ouvrages concernant l’artiste seront bientôt consultables en ligne sur le site du musée www.kollwitz.de dans la rubrique « bibliothèque ».

***

Hannelore Fischer, vous êtes à l’initiative de la publication de plusieurs ouvrages, très documentés, consacrés à Käthe Kollwitz. L’un des derniers en date est le magnifique catalogue raisonné « Käthe Kollwitz, Sculptrice ».

1. Étiez-vous une spécialiste de cette artiste ou bien l’avez-vous, en quelque sorte, « rencontrée » au Musée de Cologne ?

Pendant mes études, alors que je travaillais sur les impressionnistes français, mon professeur me conseilla de m’intéresser à Käthe Kollwitz, cette artiste majeure allemande. Je me suis ainsi procuré son journal intime, « Die Tagebücher ». Tout d’abord, je dois reconnaître que j’étais un peu réticente à cause des préjugés bien connus qui la classaient comme une artiste mélancolique. Elle ne correspondait pas à ce dont, en tant que jeune femme, je souhaitais  m’occuper. Mais son journal intime m’a fascinée. Elle s’y montrait une chroniqueuse de son temps pleine de compassion face à la souffrance, mais y décrivait également avec beaucoup de sincérité son expérience d’épouse et de mère. J’ai donc décidé d’abandonner les impressionnistes et de me concentrer à partir de là sur l’œuvre de Käthe Kollwitz, d’abord dans mon travail de maîtrise, ensuite comme collaboratrice et depuis 1990, comme Directrice du Musée Käthe Kollwitz de Cologne – Une tâche véritablement épanouissante.

À l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de Käthe Kollwitz vous proposez plusieurs expositions avec un temps fort que représente « AUFSTAND ! Renaissance, Reformation und Revolte im werk von Käthe Kollwitz. (10 mars – 5 juin 2017)
(voir la présentation de l’exposition sur le site du Musée de Cologne www.kollwitz.de et reprise sur notre blog www.kaethekollwitz.org).

Cette exposition exceptionnelle présente le cycle d’eaux-fortes intitulé « La Guerre des Paysans » qu’elle a créé entre 1902 et 1908.

2. Ce cycle est une œuvre majeure de l’artiste qui a largement contribué à sa notoriété mais on pourrait croire avoir déjà tout dit ou vu sur cette série d’eaux-fortes.

Quel éclairage particulier cette exposition propose-t-elle ?

« La Guerre des Paysans » est effectivement le chef-d’œuvre de l’artiste, mais pas seulement : c’est également une pièce maîtresse de notre collection à Cologne. Dans notre fonds, nous avons de nombreuses esquisses, études ou épreuves d’impression du Cycle qui, pour certaines, n’avaient jamais été exposées ensemble dans un contexte comparable et de cette importance. Il y a également les précieux prêts, comme par exemple, les plaques originales des archives Kollwitz de l’Académie des Beaux-Arts de Berlin. Elles contribuent à montrer en détail la progression du travail de l’artiste pour la réalisation de chaque feuillet. Dans cette confrontation des différents stades de sa création, on voit toute la puissance et la méticulosité avec lesquelles Käthe Kollwitz a perfectionné chaque feuillet. On voit ce qu’elle a rejeté et ce qu’elle a mené à bien, quels artistes et quelles œuvres l’ont inspirée et son expérimentation de nouvelles techniques de gravure pour obtenir l’expression et l’effet les plus puissants.
Le catalogue de l’exposition reprend tous ces éléments essentiels du fonds de recherches Kollwitz, un travail qui s’imposait depuis longtemps et qui se concrétise dans cette publication à l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance.

À l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de Käthe Kollwitz, vous avez consacré une première exposition aux autoportraits de l’artiste.

3. Quelle est la spécificité de l’autoportrait chez Käthe Kollwitz ?

Comme peu ont su le faire, Käthe Kollwitz a réfléchi toute sa vie – intellectuellement dans son journal intime et artistiquement dans ses autoportraits – dans plus de 100 œuvres. Au Musée Käthe Kollwitz de Cologne nous avons depuis peu, en prêt permanent, le plus ancien autoportrait de l’artiste, qui a été découvert dans un grenier il y a seulement environ deux ans. Ce ravissant lavis de 1888, qui témoigne déjà de son talent précoce et exceptionnel, représente l’étudiante de 22 ans, questionnant le miroir en proie à l’incertitude.

Et nous avons son dernier autoportrait, un dessin au fusain de 1943 avec pour titre « Me voici creusant ma propre tombe ». À 76 ans, Käthe Kollwitz ne peint pas un autoportrait mais plutôt un portrait pour un ainsi dire « déguisé ».
Justement, voici une spécificité qui est ici pleine de sens.
Dans le cours de sa création, elle transforme son portrait et prête ses traits jusqu’à en faire en un archétype de femme. – surtout quand elle s’identifie complètement au thème sur lequel elle travaille.

Käthe Kollwitz ne cesse de se prendre pour modèle et d’endosser un rôle et de s’immerger dans les différentes scènes où, parfois, on ne la reconnaît seulement qu’au deuxième regard.

Ce qui, dans ses jeunes années, n’était encore qu’une recherche et la poursuite d’une affirmation de soi, s’approfondit avec les expériences de l’âge adulte et affermit sa personnalité.
Au travers de l’étude de sa propre apparence extérieure, par une critique de soi sans concession et des physionomies marquées qu’elle ne cherchait pas à enjoliver, elle voulait pénétrer l’âme humaine, aller à l’essence de l’humain.

Lors du 20e anniversaire du Käthe Kollwitz Museum Köln, le 22 avril 2005, dans son discours inaugural, Jutta Bohnke-Kollwitz, la petite-fille de Käthe Kollwitz, soulignait l’importance de la présence de l’artiste dans cette ville.

4. Pourriez-vous envisager d’éditer un guide « Käthe Kollwitz à Cologne », dans le même esprit que celui édité par le Musée de Berlin ?

En effet, en 2005, dans son discours pour les 20 ans d’existence de notre musée de Cologne, Jutta Bohnke-Kollwitz conclut que sa grand-mère était plus présente à Cologne qu’elle ne l’était à Berlin et encore moins à Königsberg.
Déjà, en 1984, la Caisse Régionale d’Épargne de Cologne avait édité une brochure sur notre artiste  qui proposait un circuit des lieux « Kollwitz » remarquables dans la ville de Cologne. Du Musée Wallraf-Richartz, qui présentait autrefois une collection Kollwitz, à la réplique des deux sculptures des « Parents Éplorés » dans les ruines de l’église Alt St. Alban, en passant par l’église Antoniter dans la Schildergasse qui abrite « l’Ange » de Ernst Barlach qui lui donna indéniablement  le visage de Käthe Kollwitz. Après un détour par le cimetière juif de Cologne-Bocklemünd, sur la tombe de la famille Levy, le circuit se terminait dans l’immeuble de la Kreissparkasse de Cologne à Neumarkt où se trouvait ce qui constitue la base de notre collection Kollwitz.
Aujourd’hui encore, à chacune de ces étapes on peut rencontrer Käthe Kollwitz, son œuvre et son âme.
Nous n’envisageons pas de nouvelle édition sur papier de cette brochure.
Mais ce guide sera bientôt accessible à tous gratuitement lors de la mise en ligne de notre nouveau site Internet et il sera disponible en français !
Nous déplorons que cette grande artiste, témoin de 80 ans de l’histoire allemande soit presque inconnue du grand public en France*. Ça tient peut-être au fait que les français aiment coller des étiquettes. Käthe Kollwitz nous semble inclassable bien qu’on la dise souvent « Expressionniste ».

5. Peut-on la rattacher à une « école artistique » ?

Difficilement. L’époque dans laquelle Käthe Kollwitz a évolué, est qualifiée aujourd’hui de Moderne sur le plan artistique. Sous ce terme, on réunit un grand nombre d’ « ismes », d’étiquettes dont aucune de convient à Käthe Kollwitz.
Elle appartient à la tradition académique. Elle a effleuré le Naturalisme, le Réalisme, le Symbolisme, l’Expressionnisme et, et, et…
Au bout du compte, elle a pourtant développé son propre trait en un style unique.
Et c’est ce langage qui nous touche encore aujourd’hui, classique, actuel et sans frontière.

Aucune exposition majeure n’a encore rendu hommage à Käthe Kollwitz en France **

6.. Avez-vous été sollicitée, en particulier à l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance, par un musée français pour l’organisation d’une grande exposition en France ?
Si aucun musée français ne vous a encore sollicitée, quel musée vous semblerait le mieux à même d’accueillir une exposition « Käthe Kollwitz » et comment verriez-vous cette exposition ?

Non. C’est notre grand souhait de pouvoir présenter käthe Kollwitz à un large public chez notre voisin français.
En réalité, à ma connaissance, il n’y a pas encore eu d’exposition importante entièrement consacrée à l’œuvre de Käthe Kollwitz.
Mais, en 2014, nous avons, par exemple, collaboré à l’exposition du Musée du Louvre-Lens « Les Désastres de la Guerre ». 1800-2014 ou plus récemment, en 2016, au Musée du Jeu de Paume à Paris, à l’exposition « Soulèvements ».
Käthe Kollwitz n’est cependant pas tout à fait inconnue en France. On y n’attend plus qu’une grande exposition « Kollwitz ».

Dans cette perspective, nous nous réjouissons, qu’à l’automne 2017 – donc encore pendant l’année du 150e anniversaire de la naissance de Käthe Kollwitz – son journal intime « Die Tagebücher » soit publié en français. Cette édition présentera des photos de la succession Kollwitz et de nombreuses illustrations des œuvres de notre fonds.

C’est certainement un premier pas très important qui ouvrira à nos voisins français la voie vers l’être Käthe Kollwitz et leur permettra de se rapprocher de son impressionnante personnalité et de son travail d’artiste.

7. Quel artiste français contemporain aimeriez-vous confronter à Käthe Kollwitz et à son œuvre, peut-être dans le cadre d’une exposition ou de toute autre façon (livre, conférence…) ?

Depuis la création du Musée de Cologne nous avons déjà présenté des expositions exceptionnelles d’artistes que nous avons confronté à l’œuvre de Käthe Kollwitz.
L’artiste a séjourné deux fois à Paris, en 1901 et en 1904.
Nous avons bien sûr présenté des contemporains français de Käthe Kollwitz :
Théophile-Alexandre Steinlein (2000), Henri de Toulouse-Lautrec (2005), Honoré Daumier (2009) et dans le cadre de notre grande exposition « Paris m’a envoûtée » (2010), Pierre Bonnard, Edgar Degas ou Eugène Carrière et, évidemment, Auguste Rodin. Certes, le lien entre Rodin et Käthe Kollwitz est un thème qui pourrait rencontrer un intérêt en France également.
Nous avons déjà coopéré avec plaisir et succès avec le Musée Rodin de Paris, lors de la préparation de l’exposition de 2010.

 

* Käthe Kollwitz a séjourné deux fois à Paris où elle a suivi les cours de sculpture de l’Académie Julian en 1904 et, comme beaucoup, elle était enthousiasmée par Auguste Rodin qu’elle a rencontré.

** Le Musée Georges de La Tour à Vic-sur-Seil (57) a eu le grand mérite d’organiser une exposition en 2012. Exposition très appréciée du public. Le magnifique catalogue de cette exposition contient 3 articles très intéressants en français.

Traduction de l’allemand : Maryse Magnier

Die Unterhaltung (II)

Hannelore Fischer Direktiorin des Käthe Kollwitz Museum

Hannelore Fischer M.A. (c) Dörthe Boxberg

Gespräch mit Frau Hannelore Fischer, seit 1990 Direktorin des Käthe Kollwitz Museum Köln (Deutschland). Wir bedanken uns im Voraus für die Beantwortung unserer Fragen.

Das Käthe Kollwitz Museum Köln – das erste, das einzig der Künstlerin gewidmet ist – wurde am 22. April1985 eröffnet, vierzig Jahre nach ihrem Tod am 22. April 1945.

Das Bestehen dieses Museums ist der Initiative der Kreissparkasse Köln zu verdanken, die 1983 ein Konvolut von 60 Zeichnungen aus Privatbesitz erwarb, um diese vor dem Einzelverkauf zu retten. Die Ausstellungsräume befinden sich inmitten der Kölner City, am Neumarkt, und sind mit einem gläsernen Aufzug zu erreichen, denn das Museum liegt im 4. Obergeschoss der Neumarkt Passage, über den Dächern der Stadt. 

Wir empfehlen, die Website des Käthe Kollwitz-Museums zu besuchen, die zahlreiche Quellen und Informationen auf Französisch über die Künstlerin anbietet.
Im Besonderen eine Biographie und eine sehr leicht zugängliche, chronologische Zeittafel.

***

Frau Hannelore Fischer, sie leisten eine ungeheure Arbeit um das Gedenken der Künstlerin lebendig zu erhalten und haben zahlreiche, reich dokumentierte Werke über sie veröffentlicht. Eines davon ist der gut durchdachte, wundervolle Katalog »Paris verzauberte mich« – Käthe Kollwitz und die französische Moderne, eine weitere bedeutende Publikation ist auch das neu erschienene Werkverzeichnis Käthe Kollwitz – Die Plastik.

1. Waren Sie eine Käthe Kollwitz Spezialistin oder haben Sie die Künstlerin sozusagen im Museum kennengelernt?

Während meines Studiums arbeitete ich gerade über die französischen Impressionistinnen, als mir mein Professor den Rat gab, mich doch auch einmal mit der bedeutendsten deutschen Künstlerin, mit Käthe Kollwitz, zu befassen. Ich nahm also ihre Tagebücher zur Hand – zugegeben, zunächst etwas ablehnend, denn das bekannte Vorurteil von Kollwitz als der schwermütigen Deutschen entsprach nicht dem, womit ich mich als junge Frau beschäftigen wollte. Aber ihre Tagebücher nahmen mich in ihren Bann. Dieses Mitfühlen und Miterleben, auch Mitleiden, das die Kollwitz als Chronistin ihrer Zeit aber auch ganz privat als Ehefrau und Mutter so innig beschreibt, hat mich gefesselt. Ich beschloss also, die Impressionistinnen in Frankreich zu belassen und mich fortan auf das Werk der Kollwitz zu konzentrieren, zunächst in meiner Magisterarbeit, dann als Mitarbeiterin und seit 1990 als Direktorin des Käthe Kollwitz Museum Köln – eine wirklich erfüllende Aufgabe. 

Anlässlich des 150. Geburtstages der Künstlerin bieten Sie mehrere Ausstellungen an, mit dem Höhepunkt:  AUFSTAND! Renaissance, Reformation und Revolte im Werk von Käthe Kollwitz. (10. März – 5. Juni 2017) », siehe die Vorstellung der Ausstellung auf der Website des Museums http://www.kollwitz.de, oder http://www.kaethekollwitz.org.

2. Diese außergewöhnliche Ausstellung zeigt eine Serie von Radierungen: den Zyklus  »Bauernkrieg«, zwischen 1902/03 und 1908 geschaffen. Diese Druckfolge gehört zu den Hauptwerken der Künstlerin und trug in großem Maße zu Ihrer Popularität bei. Man könnte meinen, dazu sei schon alles gelesen und gesagt.
In welchem neuen Licht zeigt sich diese nun dank Ihrer Ausstellung?

Der »Bauernkrieg« ist in der Tat ein Hauptwerk der Künstlerin, aber nicht nur dies: er ist auch ein Schwerpunkt unser Kölner Sammlung. In unserem Bestand befinden sich zahlreiche Vorzeichnungen, Studien oder Zustandsdrucke zum Zyklus, die teilweise noch nie in vergleichbar großem Zusammenhang präsentiert wurden. Auch die kostbaren Leihgaben – beispielsweise die originalen Radierplatten aus dem Kollwitz-Archiv der Berliner Akademie der Künste – tragen dazu bei, das Ringen der Künstlerin um jedes einzelne Blatt en Detail nachzuvollziehen. Auch ich war in der Zusammenschau überwältigt zu sehen, wie akribisch die Kollwitz jedes einzelne Blatt weiterentwickelt, was sie verwirft und was sie für zielführend befindet, welche Künstler und Werke sie inspirieren und wie experimentell sie mit den Radiertechniken arbeitet, um den stärksten Ausdruck und die stärkste Wirkung zu erzielen.
Unser Ausstellungskatalog fasst all diese Erkenntnisse zusammen – wieder ein wesentlicher Baustein der Kollwitz-Forschung, längst überfällig und deshalb als Publikation im Jubiläumsjahr zu ihrem 150. Geburtstag angemessen. 

Anlässlich des 150. Geburtstages der Künstlerin haben Sie die erste Ausstellung dem Selbstportrait gewidmet.

3. Welches sind die Eigenheiten der Selbstportraits von Käthe Kollwitz?

Wie kaum eine andere hat sich Käthe Kollwitz zeitlebens selbst reflektiert – gedanklich in ihren Tagebüchern und künstlerisch in ihren Selbstportraits – in mehr als 100 autonomen Werken. Im Käthe Kollwitz Museum Köln haben wir seit kurzem als Dauerleihgabe das früheste Selbstbildnis der Künstlerin, das erst vor etwa zwei Jahren auf einem Dachboden entdeckt wurde. Die bezaubernde Tuschezeichnung aus dem Jahr 1888, die ihre außerordentliche Begabung schon in frühen Jahren erkennen lässt, zeigt die 22-jährige Studentin, wie sie noch unsicher und mit fragendem Blick in den Spiegel schaut.
Und wir haben ihr letztes Selbstbildnis, eine Kohlezeichnung aus dem Jahr 1943 mit dem Titel »Da stehe ich und grabe mit mein eigenes Grab«. Als 76-jährige zeigt sich die Kollwitz jetzt nicht mehr portraithaft selbst, sondern in einem sogenannten »verkappten« Selbstbildnis. Eben das ist eine besondere Eigenheit, die hier sehr sinnfällig wird:
Sie verallgemeinert im Laufe ihres Schaffens ihre Züge und weitet ihr Portrait zu einem generellen Frauentypus – vor allem dann, wenn sie sich mit einem zu bearbeitenden Thema vollkommen identifiziert. Immer wieder nimmt Kollwitz sich selbst als Modell, schlüpft in Rollen und taucht so in den verschiedensten Szenen als Akteurin wieder auf – manchmal erst auf den zweiten Blick erkennbar.
War es also in jungen Jahren noch ein Suchen und Streben nach Selbstbehauptung, so reift in ihr mit wachsender Lebenserfahrung das Anliegen, ihre Persönlichkeit verdichtet herauszuarbeiten, selbstkritisch und in ungeschönten, ausdrucksstarken Physiognomien. Über das Studium ihrer eigenen äußeren Erscheinung arbeitet Kollwitz daran, das menschliche Wesen an sich zu ergründen.

Anlässlich des 20. Jubiläums des Käthe Kollwitz-Museums am 22. April 2005 hat die Enkelin Jutta Bohnke-Kollwitz in ihrer einführenden Rede die Wichtigkeit der Künstlerin für die Stadt Köln unterstrichen.

4. Wäre es denkbar, einen Stadtführer herauszugeben »Käthe Kollwitz in Köln«, der im Sinne dessen Berlins formuliert ist?

In der Tat, in ihrer Rede zum 20-jährigen Bestehen unseres Kölner Museums 2005 schlussfolgert Jutta Bohnke-Kollwitz, dass ihre Großmutter »weder in Berlin, geschweige denn in Königsberg« stärker präsent sei als hier in Köln. Und schon 1984 hatte unsere heutige Museumsträgerin, die Kreissparkasse Köln, eine Broschüre herausgegeben, die einen Stadtrundgang zu den bedeutenden Kollwitz-Orten in der Domstadt beschreibt – vom Wallraf-Richartz-Museum, das damals  noch über eine Kollwitz-Sammlung verfügte, zu den Kopien der Skulpturengruppe Trauernde Eltern in der Kirchenruine Alt St. Alban, durch die Schildergasse zum Barlach-Engel in der Antoniterkirche mit dem unverkennbaren Kollwitz-Gesicht, und nach einem Abstecher zum Grabmal Levy auf dem jüdischen Friedhof in Köln-Bocklemünd zum Schluss in das Haus der Kreissparkasse Köln am Neumarkt, damals noch mit der im Entstehen begriffenen Kollwitz-Sammlung, die ja heute den Grundstock unseres Museums bildet. An all diesen Stationen kann man Käthe Kollwitz auch heute begegnen, ihrem Werk oder ihrem Wesen.
An eine Neuauflage der Broschüre als Printpublikation denken wir aber nicht. Vielmehr werden wir diesen Stadtführer Käthe Kollwitz in Köln bald kostenlos und für jedermann zugänglich anbieten: Im Zuge des Relaunch unserer Internetseite laden wir bald online zu diesem Stadtspaziergang ein, auch in französischer Sprache!

Zu unserem Bedauern ist diese große Künstlerin, die von 80 Jahren deutscher Geschichte zeugt, einem breiten französischen Publikum unbekannt. Kommt dies vielleicht daher, dass die Franzosen einen Künstler gerne mit einem Etikett versehen und Käthe Kollwitz in keine Kunstrichtung einzustufen ist, auch, wenn man sie oft als ‘Expressionistin’ bezeichnet?

5. Kann man sie einer «Kunstrichtung» zuordnen?

Kaum. Kollwitz wirkte in einer Zeit, die heute im Rückblick als künstlerische Moderne bezeichnet wird. Unter diesem Begriff versammeln sich zahlreiche »-ismen«, Etiketten, von denen alle und gleichzeitig keine auf Kollwitz zutreffen. Sie kommt aus der akademischen Tradition, hat Berührung mit dem Naturalismus, dem Realismus, dem Symbolismus, dem Expressionismus und und und… Letzten Endes entwickelt sie jedoch ihre eigene Handschrift zu einem unverwechselbaren Stil – und eben dies ist die Sprache, die uns bis heute berührt, zeitlos aktuell und länderübergreifend.

Das Georges de la Tour Museum in Vic sur Seille kann sich rühmen, 2012 eine Kollwitz-Ausstellung organisiert zu haben, die ein großes Echo fand. Der wunderbare Katalog enthält drei Artikel in französischer Sprache. Doch darüber hinaus wurde noch keine einzige, bedeutende Ausstellung über die Künstlerin in Frankreich gezeigt.

6. Wurden Sie anlässlich des 150. Jahrestages ihrer Geburt von einem französischen Museum angefragt, um bei einer umfassenden Ausstellung zu kooperieren?

Nein, es ist uns aber ein großes Anliegen, Käthe Kollwitz in unserem Nachbarland einem breiten Publikum vorzustellen. Tatsächlich wurde meines Wissens nach noch keine bedeutende monographische Ausstellung zum Kollwitz-Werk in Frankreich gezeigt. Wir kooperierten zwar z.B. im Jahr 2014 mit dem Musée du Louvre-Lens für die Ausstellung »Les Désastres de la guerre. 1800–2014« oder zuletzt im Jahr 2016 mit dem Jeu de Paume, Paris, für die Ausstellung »Soulèvements« – Kollwitz ist also durchaus keine gänzlich Unbekannte in Frankreich. Eine große Einzelausstellung steht jedoch noch aus. 

Umso mehr freuen wir uns, dass im Herbst 2017 – also noch im Jubiläumsjahr zum 150. Geburtstag von Käthe Kollwitz – ihre Tagebücher in einer französischen Übersetzung herausgegeben werden. Zu dieser Publikation steuern wir Photos aus dem Kollwitz-Nachlass und zahlreiche Abbildungen von Werken aus unserem Bestand bei. Mit Sicherheit ist dies ein erster bedeutender Schritt, um unseren französischen Nachbarn den Zugang zum Menschen Käthe Kollwitz zu öffnen und über ihre beeindruckende Persönlichkeit ihr künstlerisches Werk näher zu bringen.

7. Welchen zeitgenössischen französischen Künstler sähen Sie in einer vergleichenden Gegenüberstellung anlässlich einer Ausstellung, eines Buches, einer Konferenz oder auf jedwede andere Art?

Schon seit der Gründung des Museums präsentieren wir monographische Sonderausstellungen von Künstlern, die in einem Zusammenhang mit dem Kollwitz-Werk stehen. Die Künstlerin war ja zweimal in Paris, 1901 und 1904. Darum haben wir natürlich auch französische Zeitgenossen von Käthe Kollwitz gezeigt, etwa Théophile-Alexandre Steinlen (2000), Henri de Toulouse-Lautrec (2005), Honoré Daumier (2009) oder in unserer großen Ausstellung »Paris verzauberte mich« (2010) Pierre Bonnard, Edgar Degas oder Eugène Carrière und selbstverständlich Auguste Rodin. Gerade die Verbindung zwischen Rodin und Kollwitz ist ein Thema, das auch in Frankreich auf Interesse stoßen könnte. Hier freuen wir uns auf Kooperationen, gerne mit dem Musée Rodin in Paris, mit dem wir bereits 2010 erfolgreich zusammengearbeitet haben.

 

KOLLWITZ 2017 – 150. GEBURTSTAG

10. März – 5. Juni 2017

KOLLWITZ 2017 – 150. GEBURTSTAG

AUFSTAND! 
Renaissance, Reformation und Revolte
im Werk von Käthe Kollwitz

Die Sonderausstellung »AUFSTAND! Renaissance, Reformation und Revolte im Werk von Käthe Kollwitz«stellt als Höhepunkt des Jubiläumsprogramms zum 150. Geburtstag der Künstlerin im Käthe Kollwitz Museum Köln den graphischen Zyklus »Bauernkrieg«

(1902/03–1908) in den Fokus.

Die Radierfolge steht in zweifacher Hinsicht für den Aufbruch in eine neue Zeit. Zum einen vergegenwärtigt sie mitreißend den Aufstand erniedrigter Bauern von 1524/25. Sie führt damit das Selbstverständnis des Menschen in der frühen Neuzeit vor Augen, das auf Freiheit und Würde pocht, wie es sich auch in der Reformation und im Renaissance-Humanismus spiegelt.

Zum anderen aber schrieb sich in diese Bilderserie die künstlerische Revolte der späten Neuzeit ein, der Bruch der Moderne mit der akademischen Tradition. So unterzog Kollwitz ihre Bildsprache im Laufe der Entstehungsgeschichte des Zyklus einer regelrechten Reformation, die sich in etlichen Entwürfen und verworfenen Kompositionen niederschlug. Die endgültigen gestalterischen Lösungen zitieren dann ebenso Vorbilder von Renaissance-Meistern wie Dürer, Masaccio und Michelangelo wie anerkannte Größen der Moderne, etwa Daumier, Manet und Rodin.

Aufgrund der überzeugenden Bildlösungen, zu denen die Künstlerin gelangen sollte, wurde ihr noch vor Fertigstellung des Zyklus der von Max Klinger begründete Villa-Romana-Preis für diese Folge verliehen. Infolgedessen hielt sich die Künstlerin 1907 für einige Zeit in Florenz auf – ein Ereignis, das sich 2017 zum 110. Mal jährt.

Zahlreiche Leihgaben aus dem In- und Ausland ergänzen in dieser Ausstellung den reichhaltigen eigenen Bestand des Hauses und präsentieren u. a. auch die Werke von Künstlern, die Kollwitz für ihre eigene Bildfindung herangezogen hatte.

Abbildung:

Käthe Kollwitz, Losbruch, Blatt 5 aus dem Zyklus »Bauernkrieg«, 1902/03, Strichätzung, Kaltnadel, Aquatinta sowie Vernis mou mit Durchdruck von zwei Stoffen und Zieglerschem Umdruckpapier

© Käthe Kollwitz Museum Köln

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KOLLWITZ 2017 – 150e ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE KÄTHE KOLLWITZ

10 mars — 5 juin 2017

Kollwitz 2017 — 150e anniversaire 

SOULEVEMENT ! 
Renaissance, réforme et révolte 
dans l’œuvre de Käthe Kollwitz

L’exposition exceptionnelle « Soulèvement ! Renaissance, réforme et révolte dans l’œuvre de Käthe Kollwitz », point culminant du programme commémoratif consacré au 150e anniversaire de l’artiste au musée Käthe Kollwitz de Cologne, présentera le cycle « La guerre des paysans » (1902/03–1908).

Ces eaux-fortes sont importantes à plus d’un égard pour ce passage d’une époque à une autre. D’une part, elles rappellent de manière captivante la révolte des paysans oppressés de 1524/1525. Elles nous confrontent à l’image que se fait l’homme de lui-même au début de l’ère moderne, une perception où dominent la liberté et la dignité et qui se retrouve aussi dans la Réforme et l’humanisme de la Renaissance.

D’autre part, cette série d’images s’inscrit dans la révolte artistique de la fin de l’ère moderne, rupture des modernes avec la tradition académique. C’est ainsi que dès la genèse du cycle, Kollwitz soumit son langage pictural à une véritable réforme, ce qui se manifesta par la création et la mise au rebut d’un certain nombre de compositions. Les solutions formelles finales citent donc autant les modèles de maîtres de la Renaissance comme Dürer, Masaccio et Michel-Ange que de célèbres modernes comme Daumier, Manet et Rodin.

Les très convaincantes solutions picturales trouvées par l’artiste firent qu’elle reçut pour cette série, et avant même de l’avoir achevée, le prix de la Villa Romana fondé par Max Klinger. L’artiste put donc résider à Florence pour une partie de l’année 1907, un événement dont le 110e anniversaire sera fêté en 2017.

Nombre des œuvres prêtées, en provenance de collections allemandes comme étrangères, complètent la collection déjà riche du musée et présentent notamment au sein de cette exposition les œuvres d’artistes dont Kollwitz s’est inspirée au cours des recherches qu’elle entreprit pour ce cycle.

Illustration :
Käthe Kollwitz, Soulèvement, Feuillet 5 du cycle « La Guerre des Paysans », 1902/03, Strichätzung, Kaltnadel, Aquatinta sowie Vernis mou mit Durchdruck von zwei Stoffen und Zieglerschem Umdruckpapier

© Käthe Kollwitz Museum Köln

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KOLLWITZ 2017 – 150e ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE KÄTHE KOLLWITZ

PROGRAMME DU MUSEE KÄTHE KOLLWITZ DE COLOGNE POUR LE PREMIER TRIMESTRE 2017

12 janvier — 22 février 2017

Kollwitz 2017 — 150e anniversaire
L’âme dans le miroir — Focus sur l’autoportrait
Deux acquisitions majeures de la collection de Cologne dans leur contexte

En prélude à l’année de commémoration du 150e anniversaire de Käthe Kollwitz (8 juillet 1867), le musée Käthe Kollwitz Museum de Cologne replace en son centre l’artiste en personne. Ses autoportraits, qu’elle appelait la « forme visuelle d’une conversation avec soi-même », offrent un aperçu intime des étapes de sa vie. Ils sont également représentatifs de sa maîtrise virtuose en tant que dessinatrice, graphiste et sculpteur.
Jusqu’à maintenant, à Cologne étaient rassemblés 30 portraits et presque autant d’autoportraits cachés. Désormais, le musée compte deux remarquables additions à ce genre:

Découvert voici environ un an, le plus ancien autoportrait de Käthe Kollwitz peut aujourd’hui être présenté grâce à un prêt permanent. Ce dessin à l’encre de Chine de 1888 révèle l’immense talent et la précocité de l’étudiante de 22 ans encore en proie à l’incertitude et au regard interrogateur.

Une trentaine d’années plus tard, alors une artiste accomplie, Kollwitz réalisa aussi son portrait sculpté. Mais, au cours de sa vie, elle ne put en couler que trois bronzes. Un de ces exemplaires, dont elle a elle-même supervisé les finissions et contrôlé l’édition — le seul en Allemagne — se trouve maintenant à Cologne et sera pour la première fois exposé en public.

« Ne rien renier de soi — sa personnalité,
qui est incontestable, mais aller à son essence »
(Journal, 18 février 1917)

Les autoportraits de Kollwitz sont des miroirs de son âme. Dans le contexte de la collection, ils documentent l’intense et permanent questionnement de soi de l’artiste. Ce qui dans ses jeunes années était encore une recherche, la poursuite d’une affirmation de soi, s’approfondit avec les expériences de l’âge adulte et affermit sa personnalité. Au travers de l’étude de son apparence extérieure, par une critique sans concession de soi et des physionomies tranchantes et expressives où elle ne cherchait pas à s’enjoliver, elle voulait retrouver l’essence de l’humain.

L’exposition montre comment Käthe Kollwitz, suivant ces principes, développa un répertoire qui lui permit de présenter des éléments fondamentaux de l’existence dans ses autoportraits, autonomes ou ceux cachés.

Illustration :
Käthe Kollwitz,Autoportrait – Plume et Pinceau Sepia, vers 1888, Nachlass Marianne Fiedler © Käthe Kollwitz Museum Köln

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KOLLWITZ 2017 – 150. GEBURTSTAG

KOLLWITZ 2017 – Käthe Kollwitz Museum Köln – Program des Jubiläum

12. Januar – 22. Februar 2017

KOLLWITZ 2017 – 150. GEBURTSTAG
Die Seele nach außen – Kollwitz in Selbstbildnissen
Zwei bedeutende Neuzugänge der Kölner Sammlung
in ihrem Kontext

Mit der Auftakt-Ausstellung im Jubiläumsjahr zum 150. Geburtstag von Käthe Kollwitz (8. Juli 1867) stellt das Käthe Kollwitz Museum Köln seine Künstlerin mit ihren Selbstportraits in den Fokus. Diese »visuelle Form des Gespräches mit sich selbst«, wie sie es nannte, gewährt intime Einblicke in ihre Lebensphasen. Zugleich stehen die Werke repräsentativ für ihre meisterlichen Fähigkeiten als Zeichnerin, Druckgraphikerin und Bildhauerin.

Mehr als 30 Portraits und beinahe ebenso viele verkappte Selbstdarstellungen zählen zum Kölner Bestand. Jetzt erhält das Museum zwei herausragende Neuzugänge aus diesem Genre:

Erst vor einem Jahr entdeckt, kann nun als Dauerleihgabe das erste Selbstbildnis überhaupt von Käthe Kollwitz präsentiert werden. Die Tuschezeichnung aus dem Jahr 1888, die ihre außerordentliche Begabung schon in frühen Jahren erkennen lässt, zeigt die 22-jährige Studentin der Münchener Künstlerinnenschule wie sie noch unsicher und mit fragendem Blick in den Spiegel schaut.

Rund 30 Jahre später, als mittlerweile arrivierte Künstlerin, gestaltet Kollwitz ihr Portrait auch plastisch. Nur drei Bronzegüsse kann sie zu Lebzeiten realisieren. Eines dieser Exemplare, deren Fertigung sie selbst überwachen und damit auch im Ausdruck bestimmen konnte – das einzige in Deutschland – befindet sich nun im Kölner Bestand und wird erstmalig der Öffentlichkeit präsentiert.

»Sich nicht verleugnen –
seine Persönlichkeit, die man nun einmal ist,
aber sie verwesentlichen«

(Die Tagebücher, 18. Februar 1917)

Die Selbstbildnisse der Kollwitz sind Spiegelbilder ihrer Seele. Im Kontext der Sammlung dokumentieren sie die permanente und intensive Selbstbefragung der Künstlerin. War es in jungen Jahren noch ein Suchen und Streben nach Selbstbehauptung, so reifte mit wachsender Lebenserfahrung das Anliegen, ihre Persönlichkeit verdichtet herauszuarbeiten und über das Studium ihrer äußeren Erscheinung das menschliche Wesen an sich zu ergründen, selbstkritisch und in ungeschönten, ausdrucksstarken Physiognomien.

Die Ausstellung zeigt, wie Käthe Kollwitz analog zu diesem Lebensprinzip ein Repertoire entwickelt, mit dem sie motivisch und stilistisch in autonomen wie in verborgenen Selbstbildnissen grundlegende Aussagen über das Leben zu treffen vermochte.

Abbildung:
Käthe Kollwitz, Selbstbildnis, Feder und Pinsel in Sepia, um 1888, Nachlass Marianne Fiedler © Käthe Kollwitz Museum Köln

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Die Unterhaltung (I)

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Dr. Iris Berndt – Credit : Ronka Oberhammer, Berlin

Dr. Iris Berndt, Direktorin Käthe-Kollwitz-Museum Berlin  

Frau Iris Berndt, wir danken Ihnen, auf einige Fragen über Käthe Kollwitz und das Käthe Kollwitz Museum in Berlin zu antworten.

Seit Ende 2014 sind Sie sind die neue Direktorin dieses Museums. Es hat vor kurzem sein 30-jähriges Jubiläum gefeiert. Sie sind die Nachfolgerin von Gudrun und Martin Fritsch, die es seit seiner Gründung 1986 geleitet haben. Hans Pels-Leusden, Mäzen und Kunstsammler, hatte ihm seine persönliche Sammlung der Werke von Käthe Kollwitz vermacht..

 

1.Wann und Wo sind Sie Käthe Kollwitz und ihrem Werk zum ersten Mal begegnet?

Ich begegnete Käthe Kollwitz zum ersten Mal in einem Kinderbuch von Brigitte Birnbaum, das Kathusch heißt und den Lebensweg der jungen Käthe Kollwitz bis zu ihrer Verheiratung mit 24 Jahren beschreibt. Da war ich vielleicht 12. Dann in der Schule im Kunstunterricht. Es war eine junge leidenschaftliche Lehrerin mit großen schönen blauen Augen und sie sprach vom Leid, dass die Kollwitz so gut darstellen könne, vor allem beim Blatt „Tod“ des Weberaufstandes. Das ging mir ins Herz. Das war in Berlin-Friedrichshain um 1984, ich glaube in der 10. Klasse.

 

2. Leiten Sie zum ersten Mal ein Museum, das ausschlieβlich einem einzigen Künstler gewidmet ist? Inwiefern unterscheidet sich solch ein Museum von einem thematisch breitgefächerten? Welche besonderen Einschränkungen oder Ausblicke gibt es dahingehend?

Sie haben Recht, es ist eine besondere Herausforderung ein Museum nur für eine Person zu leiten. Diese „Hauskünstlerin“ will man anderen Menschen nahebringen, aber es ist wichtig, dies immer wieder frisch und unbefangen zu tun. Sonst wird daraus ganz schnell eine ideologische Heldenverehrung. Unser Ausstellungsformat „Im Dialog mit Käthe Kollwitz“ versucht deshalb, eine vergleichende Betrachtung mit Gegenwartskünstlern oder auch Zeitgenossen der Kollwitz anzufachen.

 

3. 2015 haben Sie ein Werk herausgegeben, das « Käthe Kollwitz in Berlin, ein Stadtrundgang » heiβt. Diese Initiative wurde von der Öffentlichkeit sehr geschätzt und es unterstreicht die Bedeutung der Stadt Berlin im Leben der Künstlerin Käthe Kollwitz, ihrer Familie und ihrer Künstlerfreunde.
Welches sind Ihre Projekte, besonders anlässlich des 150. Geburtstages von Käthe Kollwitz 2017?

Das wichtigste Projekt zum 150. Geburtstag ist unsere Ausstellung „Käthe Kollwitz und ihre Freunde“. Zwölf bekannte und unbekannte Freunde der Käthe Kollwitz aus unterschiedlichen Lebensphasen, politischen Richtungen und mit unterschiedlicher Innigkeit zu Käthe Kollwitz stellen wir aus. Außerdem kooperieren wir mit der Kunstgalerie Kaliningrad in Russland, das ist das ehemalige Königsberg, wo Käthe Kollwitz am 8. Juli 1867 geboren wurde und die ersten 24 Jahre ihres Lebens verbrachte.

 

4. Käthe Kollwitz ist in Frankreich sehr wenig bekannt.

Das stimmt, Käthe Kollwitz ist in Frankreich nicht so bekannt wie in anderen Ländern. Dabei war Käthe Kollwitz zweimal in Paris und hat hier einen Kurs in Bildhauerei gemacht, war wie alle von Auguste Rodin begeistert. Aber unsere Arbeit trägt dazu bei, Sie bekannter zu machen, in Deutschland und weltweit, denn die meisten unserer Besucher sind Gäste der Stadt.

 

5. Wurde Käthe Kollwitz in beiden Deutschen Staaten unterschiedlich wahrgenommen?

Käthe Kollwitz wurde in beiden deutschen Staaten unterschiedlich wahrgenommen. Im Osten war sie regelmäßig ausgestellt, gab es Kinderbücher über sie und auch in der Schule wurde man wie ich auf sie aufmerksam gemacht. Im Westen gab es aber auch Ausstellungen, vielfach, wie auch die Gründung des Berliner Museums, geschah dies aber nicht von staatlicher Seite, sondern auf private Initiative.

 

6. Wurde an Sie bezüglich einer groβen Käthe Kollwitz Ausstellung in Paris herangegangen?
(Zur Erinnerung: das Goethe-Institut Paris hatte 1967 eine Ausstellung organisiert. Im Laufe des Sommers 2012 hat das ‘Musée Georges de la Tour’ in Vic-sur-Seille in Ostfrankreich eine sehr schöne und erfolgreiche Ausstellung in Zusammenarbeit mit dem Museum in Berlin organisiert. Dansk dieser Ausstellung konnte eine breite Öffentlichkeit diese groβe Künstlerin zum ersten Male kennenlernen.)

Nein, es sollte mich freuen zu erfahren, dass in Paris 2017 eine große Ausstellung geplant wird. Auch die Kollegin vom Kölner Kollwitz-Museum, die ich kürzlich dazu fragte, wusste davon nichts.

 

7. Falls noch keines der Pariser Museen Sie auf eine Ausstellung hin angesprochen hat, welches Museum erschiene Ihnen dafür am geeignetsten? Wie würde solch eine Ausstellung  aussehen?   

Das Musée Rodin hat uns für 2017 angesprochen und möchte in einer großen Ausstellung, die Auguste Rodin gewidmet ist, auch seinen Einfluss auf deutsche Künstler zeigen. Wir sind hier im Gespräch.

 

8. Welchen zeitgenössischen, französischen Künstler würden Sie gerne Käthe Kollwitz und ihrem Werk entgegenstellen, vielleicht anlässlich einer Ausstellung, einem Buch oder einer Konferenz?   

Leider habe ich keinen wirklichen Überblick über die französische zeitgenössische Kunst, die lebendiger ist als noch vor einigen Jahren. Letztes Jahr hat mich in Paris Cartier-Bresson fasziniert. Ihr Blog kann helfen, Künstler, französische Künstler, die sich geistesverwandt der deutschen Käthe Kollwitz fühlen, mit uns in Kontakt zu bringen.

L’Entretien (I)

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Dr Iris Berndt – Crédit : Ronka Oberhammer, Berlin

Dr Iris Berndt, Directrice du Musée Käthe Kollwitz de Berlin

Iris Berndt, nous vous remercions d’avoir bien voulu répondre à quelques questions concernant Käthe Kollwitz et le Muséee Käthe Kollwitz de Berlin.

Vous êtes la nouvelle directrice de ce musée depuis fin 2014.
Le Musée vient de fêter ses 30 ans.
Vous avez succédé à Gudrun et Martin Fritsch qui le dirigeaient depuis sa création, en 1986, par Hans Pels-Leusden, mécène et collectionneur d’art qui lui a légué sa collection d’œuvres de Käthe Kollwitz.

 

1. Quand et où avez-vous « rencontré » Käthe Kollwitz et son œuvre pour la première fois ?

J’ai rencontré Käthe Kollwitz pour la première fois dans un livre pour enfant de Brigitte Birnbaum qui s’intitulait « Kathusch » (1) et qui racontait la vie de la jeune Käthe Kollwitz jusqu’à son mariage à 24 ans. Je devais avoir 12 ans.
Et ensuite, à l’école, en cours de dessin. Il y avait une jeune enseignante avec de grands et beaux yeux bleus. Elle nous parlait de la souffrance que Käthe Kollwitz savait si bien représenter, en particulier dans le feuillet « La Mort » de son cycle de gravures « La Révolte des Tisserands ». Cela m’est allé droit au cœur. C’était à Berlin-Friedrichshain vers 1984, cela devait être en classe de seconde.

 

2. Quelles sont les contraintes particulières et les ouvertures spécifiques liées à la direction d’un musée entièrement dédié à un seul artiste ?

Vous avez raison, diriger un musée entièrement dédié à un seul artiste représente un défi particulier. Bien sûr, notre rôle est de rapprocher cette « artiste de la maison » des publics mais il est important de toujours renouveler notre approche d’une façon spontanée et inattendue. Sinon, nous risquons de nous figer dans une adoration idéologique.
D’où notre choix d’un format d’exposition « Dialogue avec Käthe Kollwitz » qui a pour but d’inciter à une confrontation stimulante de son œuvre avec celles de ses contemporains ou d’artistes d’aujourd’hui.

 

3. En 2015, vous avez édité un ouvrage intitulé « Käthe Kollwitz in Berlin, ein Stadtrundgang ». C’est une initiative que le public semble beaucoup apprécier et qui souligne l’importance de Berlin dans la vie de Käthe Kollwitz, sa famille et ses amis artistes.
Quels sont vos projets, en particulier à l’occasion des 150 ans de la naissance de Käthe Kollwitz en 2017 ?

Pour le 150e anniversaire de la naissance de Käthe Kollwitz, notre projet le plus important est notre exposition « Käthe Kollwitz et ses Amis ».
Nous présenterons 12 artistes connus ou inconnus, amis de Käthe Kollwitz  à différentes périodes de la vie, avec d’autres orientations politiques ou un attachement différent à Käthe Kollwitz. De plus, nous coopérons avec la Galerie D’Art de Kaliningrad en Russie, l’ancienne Königsberg, où Käthe Kollwitz est née le 8 juillet 1867 et où elle passa les 24 premières années de sa vie.

 

4. Käthe Kollwitz est très peu connue en France.

C’est juste, Käthe Kollwitz n’est pas aussi connue en France que dans d’autres pays. Pourtant, Käthe Kollwitz a séjourné deux fois à Paris où elle a suivi un cours de sculpture (2) et, comme beaucoup, elle était enthousiasmée par Auguste Rodin.
Notre travail contribue à la faire mieux connaître en Allemagne et dans le monde, car la majorité de nos visiteurs sont des touristes en visite à Berlin.

 

5. Käthe Kollwitz était-elle perçue différemment dans les 2 Allemagnes ?

Käthe Kollwitz était perçue différemment dans les deux états allemands. À l’Est, il y avait des expositions régulières, des livres d’enfants sur elle et, à l’école, l’on éveillait les élèves à son œuvre – comme je l’ai vécu moi-même.
À L’Ouest, il y eut plusieurs fois des expositions et la création du Musée Käthe Kollwitz à Berlin, mais, la plupart du temps, grâce à des initiatives privées et non pas de la part de l’État.

 

6. Depuis votre arrivée à la direction du musée, vous a-t-on sollicitée pour une grande exposition « Käthe Kollwitz » à Paris ?

(Pour mémoire, le Goethe Institut de Paris avait organisé une exposition en 1967. Miraculeusement, le Musée Georges de la Tour à Vic-sur-seille dans l’est de la France a organisé une très belle exposition au cours de l’été 2012 (en partenariat avec le musée de Berlin) qui a eu beaucoup de succès. Cette exposition a permis à un large public de rencontrer cette grande artiste pour la première fois).

Non. J’aurais été ravie d’annoncer qu’une grande exposition Käthe Kollwitz était prévue à Paris en 2017. J’ai interrogé ma collègue du Musée de Cologne récemment, mais elle n’a pas, non plus, été contactée.

 

7. Si aucun musée parisien ne vous a encore sollicitée, quel musée vous semblerait le mieux à même d’accueillir une exposition « Käthe Kollwitz » et comment verriez-vous cette exposition ?

Le Musée Rodin nous a approchés. Une grande exposition consacrée à Rodin et à son influence sur des artistes allemands est prévue. Nous en discutons actuellement.

 

8. Quel artiste français contemporain aimeriez-vous confronter à Käthe Kollwitz et à son œuvre, peut-être dans le cadre d’une exposition ou de toute autre façon (livre, conférence…) ?

Je n’ai malheureusement pas de vision récente et précise de l’Art Contemporain en France qui, je sais, est devenu plus dynamique encore qu’il y a quelques années. L’année dernière, à Paris, j’ai trouvé Cartier-Bresson fascinant. Votre blog peut nous permettre de rentrer en contact avec des artistes, français ou autres, qui se reconnaissent dans l’esprit de Käthe Kollwitz.
(1) Kathusch (ou Katuschen) était le diminutif affectueux que sa famille et son mari lui donnaient.

(2) Au cours de son 2e séjour en 1904, elle suivit les cours de sculpture de l’Académie Julian.

Traduction de l’allemand : Maryse Magnier