1. Mai 1922

 

MärzFriedhof

Märzfriedhof Okt 1913 (Lithografie)

Berlin. Kalt, windig, regnerisch.

Trotz allem eine Demonstration im Lustgarten, wie wir sie noch nicht sahen. Die Sozialdemokraten, die Unabhängigen und die Kommunisten demonstrierten gemeinsam. Endlose Züge vereinigten sich und strömten zusammen. Die roten Fahnen wehten im Winde, Musikkapellen spielten die Internationale und die Marseillaise, mit kränzen geschmückte Kinder zogen im Zuge, offene Wagen gab es mit roten Blumen und Bändern geschmückt auch für die Kinder, die roten Fahnen mit dem Sowjetstern flatterten neben denen der SPD. Ein herrliches Bild gemeinsamer froher festlicher Kampfesstimmung. Noch Kampfesstimmung, noch ist der 1. Mai ebenso oder noch mehr Kampftag als Festtag, aber doch auch schon Festtag. Internationaler Weltfeiertag !

Käthe Kollwitz, Die Tagebücher 1908-1943

btb Verlag – Seite 531

Kollwitz_KDie_Tagebuecher_121864.jpg

Publicités

1er mai 1922

MärzFriedhof

Märzfriedhof, Okt 1913- Cimetière de mars, oct 1913 (Lithographie)

Berlin. Froid, vent, pluie

Malgré cela, une manifestation dans le parc comme nous n’en avions jamais vue.

Les Socio-démocrates, les Indépendants et les communistes manifestaient ensemble.

Des cortèges sans fin se réunissaient. Les drapeaux rouges volaient dans le vent, des orchestres jouaient l’Internationale et la Marseillaise, des enfants ornés de couronnes défilaient, il y avait aussi pour les enfants des voitures découvertes décorées de roses rouges et de rubans, les drapeaux rouges avec l’étoile des soviets flottaient à côté de ceux du SPD. Un magnifique tableau d’un désir de combat commun, joyeux et solennel. Mais encore un désir de combat – le premier mai est encore plus un jour de combat qu’un jour de fête-, mais il commence aussi à devenir un jour de fête. Jour de fête du monde, international !

« Journal, 1908-1943- Käthe Kollwitz » (page 243) – Édition l’Atelier Contemporain.

Traduction Micheline Doizelet et Sylvie Doizelet

image